Mes goûts et mes couleurs
Fâcheux concours... de circonstances. Grâce à Lutèce-Midi, "le quotidien du Français au-dessous de la moyenne", Pinuche gagne un pavillon en banlieue (ô Joie !) avec en prime deux beaux macchabs (ô Désespoir !). Hélas, c'est là qu'est l'os ! Notre As...
Avec ce ragoût biographique, Jean Teulé nous propose une tambouille, certes copieuse et alléchante, mais peu raffinée et trop poivrée. Question de palais ? Peut-être ! Son Baudelaire, en tous cas, est un sale bonhomme : un junky déglingué au mieux atrabilaire...
"Mais c'est sans doute la vocation du romancier, devant cette grande page blanche de l'oubli, de faire ressurgir quelques mots à moitié effacés, comme ces icebergs perdus qui dérivent à la surface de l'océan." (Patrick Modiano, Discours à l'Académie suédoise)...
"Ma femme a disparu " Berthe kidnappée ! C'est un Gros en larmes qui vient demander de l'aide à son Commideux de mes saires préféré... et si un quidam malintentionné avait buté sa baleine à moustache ? A un rythme pinuchien ("apathie, radotage, morne...
"Que c'est abominable d'avoir pour ennemis, les rires de l'enfance" Sur la couverture, noire comme il sied à la nuit, un astérisme de petits points d'argent... dérisoire pelote d'étoiles que la jeune Anne Frank devinait à travers la fenêtre de son grenier...
De l’Édam et des dames... Parce que Bérurier est décidé à se mettre à la pipe (au sens propre! même pour Mister Graduc), notre San-Antonio chéri se retrouve à enquêter au pays des moulins, des tulipes, des putes de fenêtre... et de Vends gogues Van Gogh...
Fatum, Kismet, Mektoub,... Pour exorciser son ancienne douleur, conjurer sa présente affliction, mettre un terme à sa désolation et les fondre en un post-scriptum ultime, Brigitte Giraud hante une fois encore les lieux et les moments qui ont vu son existence...
Pierre Lemaître est un formidable conteur, émule des feuilletonistes du XIXe siècle. Au revoir là-haut, premier volume d'une trilogie qui évoque les trémulations du siècle dernier, remplit parfaitement sa mission : tenir en haleine le lecteur grâce à...
Ouh là là... Pour un ratage c'est un ratage ! Dans le fond comme dans la forme, on a, ici, affaire à un Dard émoussé. L'intrigue est boiteuse et la verve du romancier en berne. Pourtant il y avait matière à se gondoler (une rombière saute-au-paf, un gigolpince...
Le roi de la sardine semble s'être volatilisé ! Comme sa légitime, calibrée façon déesse, vient chougnasser dans son burlingue, Messire Antonio-le-Pieu se lance aux trousses du disparu. Une première partie parfaite : du mystère, de la salacité, des calembredaines...
Terminus ! Tout le monde descend... et surtout l'incroyable Pépère (quel personnage !), malfrat d'importance, qui considère le crime organisé comme un des beaux-arts. Strangulant par-ci, égorgeant par-là, cette réplique 2.0 de l'ignoble Fagin a catéchisé...
Où l'on retrouve l'ex-flic Konrad empêtré dans sa quête personnelle : retrouver l'assassin de son ignoble père. Arnaldur Indriðason parviendra-t-il à mener à bon port son héros aussi triste qu'un matin de novembre ? On le lui souhaite rapidement tant...