Bébé : Nom masculin. D'abord attesté comme un terme d'affection, celui que donnait le roi Stanislas 1er (Leszczynski), lequel, chassé de son trône, émigra en France en 1736, à son nain Nicolas Ferry (1739-1764) qui eut à l'époque une grande célébrité. "Mon mari, c'est un peu mon bébé!" (Carla Bruni)
Béchamel : Nom féminin. Tiré du nom de Louis Béchamel (1630-1703), marquis de Nointel. Ce financier enrichi avait acheté l'importante charge de maître d'hôtel de Louis XIV ; les mémoires apocryphes de la marquise de Créqui attribuent l'invention de cette sauce blanche au marquis.
Bégonias (Charrier dans les) : Expression familière pour "exagérer".
Belluaire : Nom masculin. Le gladiateur qui combattait les bêtes fauves ou entretenait les animaux de cirque. Mot d'usage littéraire, quelquefois employé à propos d'un dompteur de cirque.
En 1905, Léon Bloy, le Pélerin de l'absolu, écrit "Belluaires et Porchers". On y lit : « Il y a deux sortes de triomphants : les Belluaires et les Porchers. Les uns sont faits pour dompter les monstres, les autres pour pâturer les bestiaux. Entre un chef de guerre conduisant ses fauves au viandis* et un affronteur d’agio poussant les foules à la glandée, on ne peut trouver aucune place pour une troisième catégorie de dominateurs. L’histoire du genre humain ne dénonce pas d’autres victorieux. »
* viandis = pâture des cerfs et autres gibiers.
Bénit, -ite / Béni, -ie : Bénit se dit de certaines choses (pain, eau) sur lesquelles la bénédiction du prêtre a été donnée avec les cérémonies prescrites. Béni assume toutes les autres significations du verbe (appeler les bienfaits de Dieu sur les hommes, souhaiter solennellement bonheur et prospérité à son prochain) et se dit surtout des personnes.
Benjamin : Est l'emploi tardif (XVIIIe s.) comme nom commun de Benjamin, nom propre du plus jeune fils de Jacob et son préféré dans la Bible. Désignait autrefois l'enfant préféré de ses parents ou l'élève référé d'un maître. De nos jours, se dit du plus jeune enfant d'une famille, souvent le plus choyé.